Afrique Action : Gabon

LA SITUATION AU GABON


 

 

Edouard-Pierre Valentin, père de la première dame, est décédé

Le Président Ali Bongo est de retour au Gabon. Le chef de l'État a accordé des audiences aux responsables des institutions de son pays. Les images de ces audiences ont été diffusées à la télévision nationale.
_ C’est un président en bonne forme qu’on a vu, à travers les images diffusées par la télévision nationale. 
On a vu le Président Ali Bongo, debout et souriant et serrant les mains de ses hôtes : la présidente de la Cour constitutionnelle Marie-Madeleine Mborantsuo, le président de l’Assemblée nationale Faustin Boukoubi et la présidente du Sénat Lucie Milebou-Aubusson, épouse Mboutsou...

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SON EXCELLENCE : ALI BONGO ONDIMBA

QUELQUE CHOSE SE PASSE AU GABON

Depuis le 12 avril dernier, le Gabon a un nouveau président autoproclamé. Il s’agit du prophète Steeve Doukaga Doukaga, un jeune compatriote d’une trentaine d’années qui a prêté serment à travers une vidéo largement relayée sur la toile. Le désormais président autoproclamé est attendu ce samedi après-midi à Libreville pour faire tomber le pouvoir d’Ali Bongo qu’il donne pour mort. Les ennuis de santé d’Ali Bongo continuent d’avoir de lourdes conséquences. Après une dizaine de militaires emmenée par le lieutenant Kelly Ondo Obiang qui ont tenté de mettre en place une transition pacifique, voici venue l’initiative du très célèbre prophète Steeve Doukaga Doukaga. Dans une vidéo postée dès le 13 avril, l’homme de Dieu s’est autoproclamé nouveau président du Gabon afin de mener une « transition démocratique et pacifique » dans le pays. Dans son discours de prestation de serment, Steeve Doukaga Doukage est notamment revenu sur la « violation de l’article 13 de la Constitution par Marie Madeleine Mborantsuo », article encadrant la vacance de pouvoir.

La vidéo de prestation de serment du président autoproclamé

D’ailleurs, le président autoproclamé invite cette dernière à la démission et à déclarer sous 14 jours la vacance de pouvoir. Pour lui, « la junte au pouvoir » est actuellement dirigée par le directeur de cabinet d’Ali Bongo, le franco-gabonais Brice Laccruche Alihanga. Là aussi, Steeve Doukaga Doukaga lui a lancé un ultimatum de 14 jours pour « libérer le peuple gabonais sous peine de représailles ». Se disant à la tête du Mouvement de libération du Gabon (MLG), le nouveau président autoproclamé promet même l’amnistie à ceux qui le rejoindront dans cette quête. Non sans appeler à une ville morte et à la grève générale. Le sommet de son appel est assurément son retour au Gabon prévu ce samedi à 14h30 où ce président-prophète compte initier une marche depuis l’aéroport de Libreville. Avant d’observer un sit-in de trois heures devant la Présidence gabonaise.
 

Moukagni Iwangou s’en prend à Jean Ping et appelle à soutenir Ali Bongo malade

''LE GABON D'ABORD''... L'AFRIQUE n'a pas le droit de perdre son humanité, sa spiritualité et ses moeurs. Ce sont là, ses premières armes de résistance et de puissance. Le Président ALI va bien et ce n'est ni le premier, ni le dernier  Président qui tombe malade. AFRIQUE, NE PERD PAS TES VALEURS...

Jean de Dieu Moukagni Iwangou, actuel ministre de l’Enseignement supérieur, est plus que jamais un adorateur d’Ali Bongo. Dans un long message publié sur Facebook ce lundi, l’opposant modéré qui avait accepté d’entrer au gouvernement d’Ali Bongo qu’il combattaient jusque-là, appelle ses anciens amis de l’opposition à la mesure et à soutenir Ali Bongo dans sa maladie. Ce, non sans avoir de mots durs pour le leader de la Coalition pour la nouvelle république Jean Ping.

Moukagni Iwangou distribue les coups contre ses pairs de l’opposition. Dans une prise de parole aux allures de bilan de son adhésion à la main tendue d’Ali Bongo, l’ancien opposant virulent du régime au pouvoir a changé de cible. Il s’en prend vertement à Jean Ping, sans daigner le nommer. L’ancien leader d’opposition radicale devenu ministre d’Ali Bongo, semble fier de ses choix et des orientations de sa vie politique actuelle.

A propos de Jean Ping qu’il avait pourtant soutenu durant et après la présidentielle d’août 2016, Moukagni Iwangou n’a désormais plus que des mots amers. « L’appel au rassemblement, lancé sans limite à tous les Gabonais, n’a pas trouvé de destinataires particulièrement enjoués. Il s’est soldé par un échec », s’est réjoui à demi-mots le ministre d’Ali Bongo. Et de rajouter : « la dynamique qui a conduit à la candidature unique a définitivement échoué dans les cœurs ».

 

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