Le Cameroun en Musique

CAMEROUN : APPEL DE PATRICE NGANANG AU GÉNOCIDE _ LE MINISTÈRE PUBLIC DOIT PORTER PLAINTE CONTRE CET INDIVIDU

Maître, un individu dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux appelle à un génocide de l’une des ethnies du Cameroun. Qu’est-ce que cela vous suggère?
Premièrement, vous me permettrez de ne pas citer le nom de cette personne, pour ne pas lui faire de la publicité dans votre journal qui est une publication sérieuse. J’ai regardé cette vidéo du début jusqu’à la fin. Le premier sentiment qui m’a animé est celui de la honte, parce que je me dis, voilà un soi-disant intellectuel qui prend la peine de dire tout haut ce qui est interdit partout dans le monde, c’est-à-dire l’appel au génocide qui n’est rien d’autre qu’un crime contre l’humanité. Si un tel pseudo intellectuel tient ce type de propos, c’est une honte pour la science. Quand on pense qu’il se dit professeur, je me demande ce qu’il enseigne aux étudiants. Le second sentiment est celui de la condamnation. Je condamne cette façon de faire de la politique parce que ça nous réduit à de la sauvagerie. On ne peut pas imaginer dans le contexte actuel du monde, qu’un politicien se lève pour appeler au génocide. Dans ces conditions-là, mon sentiment est qu’il faut agir. On ne doit pas laisser cette affaire tomber dans le silence... _ Justement, qu’est-ce que le Cameroun qui est visé par cet appel peut faire ?
Nous avons deux niveaux dans lesquels nous pouvons agir. Le premier, c’est la justice camerounaise. Nous sommes un Etat organisé avec une justice. Il faut que le Ministère public porte plainte contre cet individu. Où qu’il se trouve, il sera jugé par la justice camerounaise.

 

Et il encourt une condamnation par coutumace. Ce qui fait que, si par extraordinaire il remettait ses pieds dans ce pays, il se trouvera en face de sa condamnation. Le deuxième niveau c’est à l’international. Vous savez, la plupart de nos compatriotes qui vivent à l’étranger s’imaginent qu’ils peuvent poser des actes contre les intérêts du Cameroun sans conséquences juridiques pour eux. Il faut aujourd’hui démentir cette façon de penser.Il y a des Etats avec lesquels nous avons des accords juridiques. C’est le cas de la France et de beaucoup d’autres. Ça veut dire qu’un Camerounais qui pose un acte contre l’Etat du Cameroun dans l’un de ces pays peut être poursuivi. Mais ensuite, il y a la réglementation internationale. Le génocide est classé comme crime contre l’humanité.
_ Selon nos informations, il serait Américain… 
S’il est Américain, tant mieux. Parce que la législation américaine là-dessus est encore plus sévère. Il faut que dans ce pays, on comprenne que le Cameroun doit défendre ses intérêts où que l’on se trouve. Aux Etats-Unis, il faut que le gouvernement porte plainte contre cet individu. La preuve est là : nous avons un support audio-visuel. Celui-ci doit être apporté à la justice américaine pour poursuivre cet individu pour appel au génocide.
_ On sait qu’il y a 25 ans, de tels appels avaient causé environ un million de morts à un pays, le Rwanda en quelques mois seulement. Comment jugez-vous l’attitude de la communauté internationale qui est sans réaction face à de tels propos? 
C’est au gouvernement camerounais de réagir à ces attaques. Il est clair aujourd’hui que les autres pays attendent de voir la réaction du Cameroun. Si le gouvernement décide de poursuivre cet individu au niveau des Etats-Unis d’Amérique, vous allez voir la réaction de la justice américaine. Elle sera à la mesure du crime qu’il a commis. Les déclarations seules ne vont pas suffire. Nous avons une corporation d’avocats au Cameroun qui est bien connue et compétente. Rien n’empêche le gouvernement de constituer des avocats et de les envoyer attaquer ces gens-là où ils sont. Il faut réagir aujourd’hui avec la manière forte. L’Etat doit marquer sa présence partout où notre pays est attaqué. C’est d’autant plus facile que le Cameroun n’est pas attaqué par des étrangers. Mais il l’est par ses propres fils où des binationaux. Nous les connaissons. Il est facile aujourd’hui de commettre des avocats pour suivre des procédures là où se trouvent ces individus. Ils sauront qu’ils ne sont pas en sécurité et qu’ils peuvent être poursuivis partout .

Pendant ce temps...

Andre blaise essama 1

Innocents, ces afro-américains sont condamnés à plus de 30 ans de prison

DROITS DE L'HOMMEURGENCES

Par l'équipe Oneheart, le 21 août 2018
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    C’EST DÉJÀ AGIR

  
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  • Le problème du racisme n’est guère est un sujet nouveau aux Etats-Unis. Les discriminations ont débuté dès l’époque coloniale avec l’esclavagisme. Au XXIème siècle, le problème du racisme est loin d’être résolu et celui-ci s'exprime de diverses façons. Selon un décompte de Washington Post, sur 987 personnes tuées par la police en 2017, 23% étaient des hommes noirs.

  • L’injustice au coeur de la justice

    Comme souligné précédemment, le phénomène de discrimination n’est pas récent. Il n’est donc pas étonnant de voir des erreurs judiciaires dans les affaires de la communauté afro-américaine. Ainsi, cette communauté est toujours désavantagée face aux blancs et les victimes doivent attendre plusieurs années derrière les barreaux avant d’obtenir justice.

    Cette discrimination se reflète également dans les condamnations. Par exemple à l’échelle d’une ville telle que Dearborn, une ville de 100 000 habitants dans l’Etat de Michigan, la moitié des incarcérés fait partie de la communauté afro-américaine alors qu’elle ne constitue seulement que 4% de la population locale. À cet effet, et dans tous les États américains, des milliers d’afro-américains manifestent très souvent pour faire bouger les lignes. Mais la réalité est loin d’évoluer.

    Les afro-américains victimes de l’injustice américaine

    De glaçants témoignages sur la justice américaine font souvent les gros titres des journaux. Ainsi, les cas de Ricky Jackson, de Troshawn McCoy, d’Ulysses Charles et de Lawrence McKinney sont connus de tous et ne sont pas des cas isolés.

    Ricky Jackson, emprisonné à tort durant 39 ans

    En mai 1975, Ricky Jackson écopait de la peine capitale puisque lui et deux complices, ont été reconnus coupable d'avoir frappé, jeté de l'acide et tiré deux coups de feu sur un homme. Trois ans plus tard, sa peine capitale avait été révoquée en raison d’une erreur de procédure. Cependant, le témoin qui avait affirmé aux policiers que Ricky Jackson était bien le tueur, s’est finalement rétracté en avouant qu’il avait menti afin d’aider la police à résoudre rapidement l’affaire. Après près de 15 000 nuits en prison, il a été innocenté.

    Lawrence McKinney reçoit 75 dollars en compensation d’un injuste emprisonnement

    Pour un crime qu’il n’avait pas commis, Lawrence McKinney a passé 31 ans et 9 mois derrière les barreaux. En 1978, celui-ci a été condamné à une peine de 115 ans d’emprisonnement pour viol en réunion et cambriolage. Cependant, d’après les dernières analyses d’ADN effectuées en 2009, il n’aurait jamais commis ce crime et il se voit libéré à 53 ans. Pour compenser ses années volées par cette erreur judiciaire, Lawrence McKinney demande une compensation financière et reçoit.  Pour plus de 30 ans d’emprisonnement injustifié, il reçoit un chèque de 75 dollars.

    Malgré de nombreuses réhabilitations, la justice américaine reste fortement marquée par les préjugés et le racisme...

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POLICE AMÉRICAINE ANTI- NOIRS...

La Musique Camerounaise est à l’image du Cameroon

La Musique Camerounaise est à l’image du Cameroun, tout un continent dans une même nation (avec toutes les couleurs aux mélanges africains). 250 ethnies venues de toute l’Afrique peuplent le Cameroun, chacune avec plus ou moins sa propre musique.  Comme langues, on trouve le Douala, l'Ewodi, le yabassi, le Tikar, le Ngoumba, l'Abo, le Bamoun, l'Ewondo, le Bassa, le Bakweri, le Boulu, le Peul, le Haoussa, le Pygmée, le Bamiléké et bien d'autres, composées de plusieurs sous ensemble ... Voilà la musique camerounaise, celle qui part du folklore traditionnel au Bikutsi, Makossa, benskin ... Ci-contre : Mama Anne Marie Nzié et Annie Anzouer

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la Voix d'Or du Cameroun, est toujours au sommet des voix camerounaises. Elle demeure une légende vivante de la musique africaine. Après plus d'un demi-siècle de carrière, elle n'a perdu aucun grain de sa voix et de sa superbe énergie...

Manu Dibango

K tino

K-Tino est une chanteuse de Bikutsi. Très populaire surnommée "la femme du peuple" chante en ewondo et en français.

Zanzibar Epémé, guitariste du groupe "Les têtes brûlées" sera son mentor spirituel à ses débuts. À la fin des années 1980, elle prend le micro au cabaret "Escalier bar" du quartier Nlongkak de Yaoundé. Elle chantera pendant quelques mois avec "Les zombis de la capitale" jusqu'en 1991. Connue au début en tant que Catino, elle prendra ensuite le nom de K-Tino et sortira son premier album Ascenseur.

Albums

  • Ascenseur (1991, Chalet Productions Vol.1)
  • Thermomètre (1993)
  • Casse Bambou (1995)
  • La Petite Adada (1998)
  • Viagra - Baisse-toi (2000, JPN Paris)
  • Ekobo (2000)
  • Egalité Oblige (2000)
  • Action 69 (2001, Nkulnnam NKL18)

Né à Douala (Cameroun) dans un milieu protestant, il débarque à Saint-Calais (Sarthe) pour poursuivre ses études avec seulement 3 kilos de café pour les payer. Ensuite étudiant à Chartres, puis à Château-Thierry au début des années 1950, il y découvre le jazz et y apprend le piano ; mais c'est à Reims où il prépare le baccalauréat qu'il s'initie au saxophone et commence à se produire dans les boîtes au grand dam de son père qui lui coupe les vivres en 1956.
Différents contrats le mènent à Bruxelles où il rencontre Coco, sa femme et mère de sa fille Georgia, Anvers et Charleroi où son jazz s'africanise au contact du milieu congolais dans l'ambiance de l'accession du Congo belge à l'indépendance en 1960. Grand Kalle l'engage dans son orchestre et ils enregistrent plusieurs disques qui remportent le succès en Afrique et les amènent à Léopoldville où Manu lance le twist en 1962. En revanche, le retour au Cameroun en 1963 est difficile et il regagne la France.

En 1967, Manu Dibango trône à la tête de son premier Big Band. Il crée et développe son style musical novateur et urbain pour une série d’émissions télévisées, "Pulsations" à la demande de Gésip Légitimus, producteur TV. Ainsi, il fut mis en relation avec Dick Rivers et nino ferrer, vedettes de l'époque ayant aussi participé aux émissions de Gésip Légitimus, qui l'engagent successivement.
En 1969, il enregistre des compositions personnelles qui lui font renouer avec le succès africain. En 1972, la face B d'un 45 tours, Soul Makossa (notamment samplé sur Wanna Be Starting Something de Michael Jackson et Please don't stop the music de Rihanna...
Dans les années 1980, il accompagne notamment Serge Gainsbourg...
    

 

1971 : Manu Dibango
1972 : O Boso
1972 : Soul Makossa
1973 : Makossa Man
1973 : Africadelic (AMI Records)
1974 : Super Kumba
1976 : Manu 76
1977 : L'Herbe Sauvage
1977 : Ceddo
1977 : Le prix de la liberté
1978 : Afrovision
1979 : Gone Clear
1981 : Ambassador
1982 : Waka Juju
1983 : Soft & Sweet
1984 : Surtension
1985 : Tam Tam pour l'Éthiopie
1985 : Electric Africa
1986 : Afrijazzy
1987 : A la Jamaïque
1987 : Seventie's
1988 : La fête à Manu
1989 : Négropolitaines vol. 1
1990 : Polysonic
1991 : Makossa Man
1991 : Live 91
1992 : Négropolitaines vol. 2
1992 : Autoportrait
1994 : Wakafrika
1994 : Lamastabastani
1996 : Live 96, Papa Groove
1996 : Sax & Spirituals / Lamastabastani
1997 : African Soul - The Very Best Of
1998 : CubAfrica (avec Cuarteto Patria)
1998 : Manu safari
2000 : Mboa' Su / Kamer feeling
2001 : Kamer feeling
2002 : B Sides
2003 : Africadelic
2004 : Voyage anthologique
2005 : Kirikou et les bêtes sauvages
2007 : Manu Dibango joue Sidney Bechet
2011 : Ballad Emotion
2011 : Past Present Future

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NKODO SITONY

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Le Bikutsi (parfois appelé Tipi) est à la fois une musique et une danse semi-traditionnelle du Cameroun, qui tire ses origines dans les provinces du Centre et du Sud. Le bikutsi est un rythme à 6/8 pratiqué traditionnellement au Cameroun et dans plusieurs pays d’Afrique Centrale. Ce rythme a plusieurs variétés que l’on retrouve aux Comores, Madagascar, Ile de la Réunion... Sous  diverses appellations. À l’origine, cette musique était destinée à guérir les maux, calmer la douleur de la perte d’un être cher et / ou soulager la souffrance. Aujourd’hui encore, ce rituel est exécuté par les femmes (assises sur de minuscules tabourets chantant et frappant de petits hochets ou des bambous coupés en deux dans le sens de la longueur) ... Mais, les temps changent et les hommes se sont réveillés... Ici, nous vous proposons l’un des rois du Bikutsi _ NKODO SITONY

 

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Conseil africain de me dia 1

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Chantal ayissi r sahlomon 2

Successivement danseuse, mannequin, puis chanteuse, la Camerounaise Chantal Ayissi n'a jamais quitté le milieu artistique. Toute sa famille vit dans cet univers. Son père, sa mère, son frère Iman Ayissi, lui aussi mannequin et styliste. La musique rythme sa vie. Après une période de maternité, elle renaît par un nouvel album, rythmé et plein de vitalité. La chanteuse explore les rythmes de son pays : makossa, bikutsi, assiko, mangabeu. Elle s'emploie à démontrer que la musique camerounaise est plurielle.
Aux Etats-Unis, au Canada, en Guadeloupe et en Martinique, en Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Suisse, en Irlande, aux Pays-Bas, en Grande Bretagne, mais aussi au Bénin, au Cameroun… partout où elle s’est produite en spectacle ces trente derniers mois, la grande communauté mondiale des fans de Chantal est unanime à affirmer qu’au-delà de la maturité artistique, il y a ce brin de folie qui fait la marque de fabrique des grandes stars.

Tala André Marie

Um nyobe

Violence policière aux USA | PAS DE TIR À BLANC POUR LES NOIRS

Droits de l homme

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Date de dernière mise à jour : 2019-07-14