Vision d'un Continent

C'est le Senateur JOHN HANSON (1856) qui est le premier Président Noir des Étas-Unis

BARACK OBAMA n'est pas le premier président noir des États-Unis : cliquer - > _ Lets look at the Truth that Men have covered up for a long time..., the world people.

Regardons la vérité que les hommes ont couvert pendant une longue période à l'humanité... Regarder surtout vers la fin de la vidéo... L'étonnante découverte.

Senator john hanson photo by augustus washington ca 1856 cropped

UNE AUTRE HISTOIRE DE NOIR PRÉSIDENT :  VICENTE GUERRERO

Ce doit être Barack Obama, non? C’est une évidence pour la plupart d’entre nous, c’est ce dont nous abreuvent copieusement les médias, et pourtant, c’est faux.

En réalité, le premier président noir d’Amérique du Nord s’appelait Vicente Guerrero, et il fut, en 1829, le deuxième président de la République du Mexique (le premier chef d’Etat noir des Caraïbes, Jean-Jacques Dessalines, fut le premier gouverneur-général de la République indépendante de Haïti en 1804).

En d’autres termes, le Mexique a eu son propre Barack Obama 54 ans avant qu’Abraham Lincoln ne signe la Proclamation d’émancipation, et quelque 179 ans avant nous! La comparaison avec Lincoln n’est pas fortuite: Guerrero, tout comme Lincoln, est resté dans les mémoires pour avoir aboli l’esclavage au Mexique.
Ancêtres esclaves

Affublé du dédaigneux sobriquet de «el Negro Guerrero» (le nègre guerrier, ou Guerrero le noir) par ses ennemis politiques, Guerrero aurait été, aux Etats-Unis, catalogué comme mulâtre.

A en croire un de ses biographes, Theodore G. Vincent, Guerrero avait des ancêtres africains, espagnols et amérindiens et sa branche africaine était probablement du côté de son père, Juan Pedro, qui exerçait «la profession presque entièrement réservée aux Afro-Mexicains de muletier».

Certains chercheurs avancent l’hypothèse que son grand-père paternel ait été soit un esclave, soit un descendant d’esclaves africains.

Guerrero naquit en 1783 dans une ville près d’Acapulco appelée Tixtla, aujourd’hui située dans l’Etat qui porte son nom.

C’est d’ailleurs le seul à avoir été baptisé en l’honneur d’un ancien chef d’Etat mexicain et c’est là que s’étend la Costa Chica, foyer traditionnel de la communauté afro-mexicaine du pays.

Guerrero rejoignit les rangs des combattants mexicains luttant pour se détacher du joug espagnol en 1810, sous la férule d’un autre homme à la peau noire, également mulâtre, le général José María Morelos y Pavón, prêtre catholique qui joua un rôle de meneur dans cette guerre jusqu’à sa mort au combat en 1815.
Abraham Lincoln du Mexique

Morelos, comme Guerrero, est l’un des plus grands héros du Mexique (son visage orne les billets de 50 pesos, et un Etat mexicain porte son nom).

Dans l’année qui suivit la mort de Morelos, Guerrero devint général des rebelles et participa à des escarmouches jusqu’à ce que le Mexique obtienne son indépendance en 1821.

Guerrero se présenta deux fois à la présidence, en 1824 et en 1828, chaque fois sans succès. Convaincus que les élections avaient été truquées, lui et ses partisans se révoltèrent et renversèrent le nouveau gouvernement: Guerrero devint président le 1er avril 1829.

Le 16 septembre 1829 —le jour de l’indépendance du Mexique— Guerrero abolit l’esclavage dans tout le pays, ce qui incite nombre d’historiens à le qualifier de «Abraham Lincoln du Mexique», alors qu’il serait plus juste en réalité de qualifier Lincoln de «Vicente Guerrero des Etats-Unis» (au passage, ce geste fut l’une des raisons qui poussèrent les Texans à se battre pour se séparer du Mexique quelques années plus tard, en 1836; vous vous souvenez d’Alamo?

C’est ça entre autres, que Davy Crockett et ses compatriotes combattaient dans cette série Disney que nous regardions enfants, et où Disney omettait de mentionner le rôle de l’esclavage!)

Et comme Lincoln, Guerrero le paya cher: trois mois après avoir aboli l’esclavage, il fut chassé du pouvoir. Deux ans plus tard, il rejoignit les rangs des rebelles combattant le nouveau gouvernement. Trahi par un de ses amis, il fut exécuté en janvier 1831.

Si l’historien Joel A. Rogers, auteur du livre paru en 1934 100 Amazing Facts About the Negro With Complete Proof (l’inspiration de cette série d’articles) n’y mentionne pas Guerrero, il l’évoque dans sa série en deux volumes World's Great Men of Color («Les grands hommes de couleur de l’histoire du monde»), dans laquelle il qualifie Guerrero de «mélange de George Washington et d’Abraham Lincoln mexicains», car il «libéra son pays, puis libéra ses esclaves.» On ne saurait mieux dire.

Henry Louis Gates Jr. est professeur d’université à la chaire Alphonse Fletcher et directeur du W.E.B. Du Bois Institute for African and African-American Research de l’université de Harvard. Il est aussi rédacteur en chef de The Root.

Traduit par Bérengère Viennot

 

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La grand-mère kényane d'Obama fête la victoire du «fils» de Kogelo

Henry Louis Gates

 

Henry Louis Gates, Jr. professeur à l’université de Harvard

 

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AIMÉ CÉSAIRE

DISCOURS SUR LA COLONISATION

Aimé CESAIRE est né le 26 juin 1913 au sein d’une famille nombreuse de Basse-Pointe, commune du Nord-Est de la Martinique, bordée par l’océan Atlantique dont la « lèche hystérique » viendra plus tard rythmer ses poèmes. Le père est un petit fonctionnaire. La mère est couturière.
_ Aimé CESAIRE, élève brillant du Lycée Schoelcher de Fort-de-France, poursuit ses études secondaires en tant que boursier du Gouvernement Français au Lycée Louis Le Grand, à Paris. C’est dans les couloirs de ce grand lycée Parisien que, dès son arrivée, le jeune CESAIRE rencontre Léopold Sédar SENGHOR, son aîné de quelques années qui le prend sous son aile protectrice.
_ Au contact des jeunes Africains étudiants à Paris, Aimé CESAIRE et son ami Guyanais Léon Gontran DAMAS, qu’il connaît depuis le Lycée Schoelcher, découvrent progressivement une part refoulée de l’identité martiniquaise, la composante africaine dont il prenne progressivement conscience au fur et à mesure qu’émerge une consciente forte de la situation coloniale. En septembre 1934, CESAIRE fonde avec d’autres étudiants Antillo-Guyanais et Africains (Léon Gontran DAMAS, les Sénégalais Léopold Sédar SENGHOR et Birago DIOP), le journal l’Etudiant noir. C’est dans les pages de cette revue qu’apparaîtra pour la première fois le terme de « Négritude ». Ce concept, forgé par Aimé CESAIRE en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d’une part le projet français d’assimilation culturelle et d’autre part la dévalorisation de l’Afrique et de sa culture, des références que le jeune auteur et ses camarades mettent à l’honneur. Construit contre le projet colonial français, le projet de la négritude est plus culturel que politique. Il s’agit, au-delà d’une vision partisane et raciale du monde, d’un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. CESAIRE déclare en effet : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ». Admis à l’Ecole Normale Supérieure en 1935, CESAIRE commence en 1936 la rédaction de son chef d’œuvre, le « Cahier d’un Retour a u Pays Natal ». Marié en 1937 à une étudiante martiniquaise, Suzanne ROUSSI, Aimé CESAIRE, agrégé de lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son épouse, au Lycée Schoelcher
_ En réaction contre le statu quo culturel martiniquais, le couple CESAIRE, épaulé par René MENIL et Aristide MAUGEE, fonde en 1941 la revue Tropiques, dont le projet est la ré-appropriation par les Martiniquais de leur patrimoine culturel. La seconde guerre mondiale se traduit pour la Martinique par un blocus qui coupe l’approvisionnement de l’île par la France. En plus d’une situation économique très difficile, l’Envoyé du Gouvernement de Vichy, l’Amiral ROBERT, instaure un régime répressif, dont la censure vise directement la revue Tropiques. Celle-ci paraîtra, avec difficulté, jusqu’en 1943.
_ La guerre marque aussi le passage en Martinique d’André BRETON. Le maître du surréalisme découvre avec stupéfaction la poésie de CESAIRE et le rencontre en 1941. En 1944, BRETON rédigera la préface du recueil Les Armes Miraculeuses, qui marque le ralliement de CESAIRE au surréalisme.

MARTIN LUTHER KING : le militant afro-américain qui prononça le discours "I have a dream"

Petit-Fils et Fils de pasteurs, Martin Luther King Junior est né un 15 Janvier 1929, dans la ville d'Atlanta, en Géorgie, Petit-Fils et Fils de pasteurs, Martin Luther King Junior est né un 15 Janvier 1929, dans la ville d'Atlanta, en Géorgie, aux Etats-Unis. Son enfance n'en fut donc que très paisible et bercée de morale évangéliste au sein de la paroisse de son père, Martin Luther King Senior. Sa mère, Alberta Williams était institutrice avant son mariage. Elevé dans un classe moyenne et sans soucis financier de part l'ascension de son grand- père paternel et de son père, Martin Luther King se doit de réussir professionnellement. Il entreprend ainsi des études au sein du Morehouse College d'Atlanta, espérant devenir médecin ou avocat.aux Etats-Unis. Son enfance n'en fut donc que très paisible et bercée de morale évangéliste au sein de la paroisse de son père, Martin Luther King Senior. Sa mère, Alberta Williams était institutrice avant son mariage.

Elevé dans un classe moyenne et sans soucis financier de part l'ascension de son grand- père paternel et de son père, Martin Luther King se doit de réussir professionnellement. Il entreprend ainsi des études au sein du Morehouse College d'Atlanta, espérant devenir médecin ou avocat. Martin Luther King ne souhaite donc pas continuer dans la lignée familiale en devenant pasteur à son tour. Il se disait beaucoup trop émotif dans les églises réservées aux Noirs.

Mais au cours de ses études, il s'aperçoit qu'une carrière religieuse pouvait être aussi satisfaisant intelectuellement. Il obtient donc son « Doctor of philosophy » en 1955 à l'Université de Boston et devient pasteur baptiste de l'église baptiste de l'avenue de Dexter à Montgomery dans l'Alabama. Côté vie privée, il épouse en 1953, Coretta Scott. C'est très tôt que Martin Luther King va engager sa personnalité et exprimer ses idées. En effet, en 1955, à Montgomery, une femme de couleur noire Rosa Parks refuse de laisser sa place à une personne de couleur blanche comme l'exige la loi dans le bus.

Un boycott des bus commence et Martin Luther King est arrêté durant cette campagne, qui se termine par une décision de la Cour Sûpreme des Etats-Unis déclarant illégale la ségrégation dans les autobus, restaurants, écoles, et autres lieux publics. Suite à cet évenement, Martin Luther King sous les conseils du militant des droits civiques Bayard Rustin, en 1956, et adopte une stratégie de non-violence dans son combat pour la liberté, contre la discrimination raciale et aussi pour le droit de vote des communautés afro-américaines. Mais l'événement le plus connu au monde dans la vie de Martin Luther King et de son combat pour la déségrégation reste son fameux discours « I have a dream » prononcé le 28 Août 1963, lors de La Marche sur Washington pour les emplois des minorités et la liberté des afro-américains. Dans ce discours, Martin Luther King expime son désir de connaître une Amérique fraternelle. C'est ainsi, qu'en 1964, Martin Luther King reçoit le Prix Nobel de la Paix. Membre de la Branche américaine du « Mouvement International de la Réconciliation », et s'inspirant des combats et oeuvres deGandhi, Martin Luther King est considéré à l'époque et encore aujourd'hui comme l'un des leaders les plus important de la non-violence au 20 ème siècle. Président de la « Southern Christian Leadership Conference » (SCLC), depuis 1957, Martin Luther King défendra ardemment les droits civques des noirs en Amérique afin de faire respecter l'égalité de tous. Malheureusement, un événement tragique mettra fin aux actions de Martin Luther King. Il est assassiné en 1968, le 4 Avril, sur le balcon du « Lorraine Motel » à Memphis dans l'Etat du Tennessee alors qu'il préparait une marche local pour appuyer la grève d'ouvriers noirs de l'hygiène de la ville. Sa mort, sera la cause d'émeuttes dans plus de 60 villes aux USA et quatres jours plus tard le président de cet époque Lyndin Johnson déclarera un jour de deuil national en faveur de Martin Luther King. Personnage illustre de ce 20 eme siècle, Martin Luther King se verra dédié un jour férié: « Le Martin Luther King Day ». Il se déroule le troisième lundi du mois de janvier, pour faire référence à sa naissance, le 15 Janvier.

ABRAHAM LINCOLN

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Abraham Lincoln naît d'un père pionnier qui lui fait mener une enfance difficile à travers l'Indianna sauvage. Il multiplie les métiers avant de combattre les Indiens puis de s'occuper seul de son éducation. Grâce à ses capacités intellectuelles, il devient avocat. Il s'intéresse à la cause des Noirs et s'oppose au compromis du Kansas-Nebraska contre Stephen Douglas. Malgré sa défaite contre ce dernier, il est élu Président des Etats-Unis en 1860, provoquant la sécession des états du sud. Son seul objectif demeure alors le maintient de l'Union. En 1863, il proclame l'abolition de l'esclavage et tente de rassurer ses adversaires par des démarches non-répressives. Il est réélu en 1864, confiant l'armée à Grant et luttant toujours pour la paix au sein de son pays. Son assassinat en 1865 affecte davantage la situation du Sud.

1620 6 septembre

Le "Mayflower" quitte Plymouth à destination du Nouveau-Monde.

Le navire le "Mayflower" embarque à Plymouth pour l'Amérique une centaine de passagers.

 Parmi eux, 35 protestants anglais très pieux, chassés de leur pays par les persécutions du roi Jacques 1er. Le voyage dure 65 jours pendant lesquels l'un des pèlerins meurt. Le 26 novembre 1620, le "Mayflower" aborde en un lieu qui fut baptisé Plymouth, près de Cape Cod et de l'actuel Boston. Les colons, arrivés trop tard pour les plantations, vivent un premier hiver difficile. Leurs tentatives de cultures échouent pour la plupart et la moitié de la colonie meurt de maladie. Au printemps suivant, les indiens iroquois leur enseignent la culture du maïs, ainsi que la chasse et la pêche dans ces terres inconnues. A la suite de leur première récolte, les colons décident de remercier Dieu et les Indiens. Ces derniers célébraient déjà "thanksgivings" à l'automne, après les moissons. Les pèlerins reprennent cette idée : chaque année, ils célèbrent la récolte d'automne au cours du "Thanksgiving Day". C'est en 1863 que le président Abraham Lincoln érigera cette date en fête nationale. Les pèlerins du "Mayflower" sont considérés comme les premiers colons fondateurs des futurs Etats-Unis d'Amérique.

1862 22 septembre

Lincoln proclame l'émancipation des esclaves du sud

En pleine guerre de Sécession, au lendemain de la victoire nordiste d'Antietam, le président américain prononce la proclamation d’émancipation des esclaves noirs dans les états du Sud. Cette mesure symbolique montre bien que l'esclavage reste au centre du conflit. Lincoln, originaire du Nord des Etats-Unis, avait été batelier sur le Mississipi durant sa jeunesse. Le comportement des États esclavagistes du Sud l'avait alors révolté. L'esclavage était pour lui: "Un énorme crime national". L’émancipation est supposée prendre effet le 1er janvier 1863.

1864 30 juin

La Yosemite valley protégée par Abraham Lincoln

Découvert dans les années 1830 et située dans l’Est de la Californie, la Yosemite Valley est le premier espace des Etats-Unis à bénéficier d’une protection officielle de son environnement. Le président Abraham Lincoln signe un décret protégeant la vallée et sa forêt de séquoias de l’exploitation privée. Toutefois, c’est Yellowstone qui sera le premier véritable parc national, Yosemite n’accédant à ce statut qu’en 1890.

 

 

Frantz Fanon

GANDHI (1869 - 1948)

Une vie au service de la non-violence

Ce document existe en version longue pour les Amis d'Hérodote

Après toute une vie consacrée à l'émancipation de l'Inde, Gandhi a eu la douleur de voir son pays se déchirer dans des guerres religieuses sanglantes entre hindous et musulmans. Lui-même hindou, il n'a cessé de plaider pour la réconciliation des deux communautés, ce qui lui a valu d'être accusé de trahison par les fanatiques de sa communauté. Gandhi n'en figure pas moins au panthéon des plus grandes personnalités du XXe siècle.

Gandhi démontre l'efficacité de la non-violence

Mohandas Karamchand Gandhi naît le 2 octobre 1869 à Porbandar, dans une famille de riches commerçants du Gudjerat, au nord-ouest de l'Empire britannique des Indes. Il fait des études d'avocat à Londres puis, trop timide pour plaider en Inde, part en mai 1893 en Afrique du Sud où s'est établie une nombreuse communauté originaire des Indes. Affecté par des vexations racistes de la part des Blancs, comme de devoir descendre d'un compartiment de train de première classe, il s'érige en défenseur des immigrants indiens et forge une doctrine originale fondée sur la non-violence, la maîtrise de soi et le respect de la vérité (la «satyagraha»). Il préconise en vertu de cette doctrine la désobéissance passive et collective pour lutter contre les discriminations et remporte de spectaculaires succès face aux gouvernants britanniques. Mais c'est au prix de plusieurs séjours en prison. Néanmoins, ill se comporte loyalement à l'égard des Britanniques pendant leur guerre contre les Boers, en 1899-1901, et organise un service d'ambulances avec un personnel indien.

Un héros indien

À son retour en Inde en janvier 1915, Gandhi bénéficie déjà d'une solide réputation d'ascète et de héros qui lui vaut d'être surnommé par le grand poète indien TagoreMahatma, d'après un mot hindi qui veut dire «Grande âme».

Gandhi accède à la présidence du parti du Congrès et mène dès lors la lutte pour l'autonomie du pays puis pour son indépendance tout en prônant l'autosuffisance économique, le retour aux techniques traditionnelle, mais aussi l'émancipation des femmes et des Intouchables (les hors-castes de l'hindouisme). Avec bienveillance, il surnomme ces derniers les Harijans ou gens de Dieu (les Intouchables récusent aujourd'hui ce terme paternaliste et lui préfèrent celui de Dalits ou opprimés).

Plein de curiosité pour les systèmes philosophiques et les grandes religions, il n'en reste pas moins fidèle à son héritage hindou. Il se rapproche de l'Inde profonde des villages et préconise le retour à une économie traditionnelle.

Le Mahatma donne l'exemple de l'ascétisme en pratiquant la chasteté dans son ashram des environs d'Ahmedabad, au nord-ouest du pays, et en tissant le coton sur son rouet pour subvenir à ses besoins et fabriquer ses propres vêtements. À Amritsar, une manifestation tourne au massacre et rompt les liens invisibles qui rapprochaient Indiens et Britanniques. Gandhi poursuit son action avec encore plus de détermination, en s'appuyant sur le parti du Congrès. Il préconise la non-participation (refus des décorations, boycottage des produits anglais...) et prescrit même la grève de l'impôt dans un district du Gudjerat. Mais l'affaire tourne à l'émeute et Gandhi, par souci d'éviter les violences, interrompt le mouvement en février 1922. Lui-même entame une grève de la faim dans son ashramet met sa vie en danger pour convaincre ses compatriotes d'interrompre les violences. Il est emprisonné, ce qui lui vaut une aura internationale de martyr...

«Quit India !»

En 1930, la marche du sel lui vaut d'être à nouveau arrêté mais elle convainc les libéraux britanniques d'engager l'Inde dans la voie de l'indépendance. Dès l'année suivante, celui que Winston Churchill qualifie avec mépris de «fakir à moitié nu» est convié à Londres à une table ronde destinée à débattre d'une hypothétique indépendance de l'Inde. Mais les discussions achoppent très vite sur les modalités de l'indépendance (faut-il accorder aux États princiers le droit de sécession ? quelle garantie pour la minorité musulmane, qui représente alors un quart des 350 millions d'Indiens ? quel statut pour les Intouchables ?...). Le Mahatma est déçu que le Congrès ne le suive pas dans le retour aux valeurs traditionnelles et s'en tienne à la quête de l'indépendance. Il renonce à la présidence du parti. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, les Britanniques engagent l'Inde dans le conflit sans prendre la peine de consulter les représentants de la colonie. Tout au plus le Premier ministre Winston Churchill promet-il aux Indiens, à l'issue de la guerre, un statut de dominion similaire à celui du Canada ou de l'Australie. Parmi les compagnons de Gandhi, certains comme Jawaharlal Nehru plaident pour ne rien faire qui favorise l'ennemi japonais et son allié allemand. Mais pour Gandhi lui-même, l'heure des compromis est terminée. Tout en condamnant la violence et, pire encore, l'alliance avec l'ennemi japonais dans laquelle se compromet l'ultra-nationaliste Bose, le Mahatma lance le 8 août 1942, à Bombay, un mot d'ordre radical à l'adresse des Britanniques : «Quit India !» (Quittez l'Inde !). Quelques heures plus tard, plusieurs chefs du parti du Congrès sont arrêtés. Gandhi lui-même est une nouvelle fois incarcéré. Il ne sera libéré qu'en mai 1944. Mais entre temps, son mot d'ordre aura donné le signal de la désobéissance civile sous la forme de manifestations, boycotts et grèves...

La joie ternie de l'indépendance

Au terme de la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques sont résignés à se retirer du sous-continent indien. L'Union indienne célèbre son indépendance le 15 août 1947. Le vice-roi Mountbatten remet les pouvoirs au Premier ministre Nehru. Mais la fête est gravement ternie par sa scission d'avec le Pakistan, en bonne partie à cause de Mohammed Ali Jinnah, un avocat musulman chiite, qui dirige la Ligue musulmane et prône la création d'un État musulman indépendant.Il s'ensuit une atroce guerre religieuse qui fait plus de 400.000 morts et entraîne le déplacement de part et d'autre des nouvelles frontières de près de vingt millions de personnes ! Le Mahatma entre au soir de sa vie dans son dernier combat en entamant une nouvelle et périlleuse grève de la faim pour convaincre hindous et musulmans de déposer les armes. C'est un échec. Gandhi meurt, victime d'un extrémiste qui souhaitait la création d'un État hindou, l'Hindoustan, au lieu de l'Inde laïque et multiconfessionnelle. Le vieillard meurt en prononçant  : «Mon Dieu !». Son assassin sera jugé et pendu.

Martin Niemöller

 

 "Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit......"

“Quand ils sont venus chercher

les communistes”

Poème de Martin Niemöller

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand ils sont venus chercher les communistes,

Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester 

Martin Niemöller (14 janvier 1892 - 6 mars 1984) est un pasteur et théologien allemand. Il combat lors de la Première Guerre mondiale. Après celle-ci, bouleversé par les horreurs qu’il a vécu, il s’oriente vers la théologie et devient pasteur. Il admire le régime hitlérien à ses débuts, mais quand celui-ci veut soumettre l’église allemande, Martin Niemöller demande à tous les pasteurs qui ne veulent pas accepter l’idéologie nazie de se rassembler afin de créer le Pfarrernotbund (Ligue d’urgence des pasteurs). Cette organisation respecte et défend la profession de foi de l’Église Réformée et les principes de tolérance de la Bible. À la fin de 1933, six mille pasteurs (plus d’un tiers des pasteurs protestants) ont rejoint l’organisation. Le Pfarrernotbund reçoit également le soutien de protestants de l’étranger. L’organisation adresse alors au synode une lettre dénonçant les persécutions dont sont victimes les juifs et les pasteurs qui ne veulent pas se plier aux ordres des nazis. En représailles, Martin Niemöller est déchu de ses fonctions de pasteur. La plupart de ses paroissiens lui restant fidèles, il continue d’assurer son ministère. Arrêté en 1937, il est interné au camp de concentration de Sachsenhausen. En 1941 il est transféré au camp de Dachau. Libéré en 1945, il devient militant pacifiste et consacre le reste de sa vie à la reconstruction de l’Église protestante d’Allemagne. 

 

_ La liberté est une indépendance, qui naît de la suppression des contraintes. Cependant, la véritable liberté, celle qui nous empêche de marcher, d’aller vers la lumière est cachée à l’intérieur de nos coeurs. Car,  peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu’un pour y trouver à redire.  Pour être libre, passe (comme un mort) entre mépris et applaudissement ....
 

Patrice Lumumba

Patrice Lumumba: Discours à la cérémonie de l’indépendance congolaise, Léopoldville 30 Juin 1960

02/07/2010 par Umoja

Patrice Emery Lumumba, né le 2 juillet 1925 à Onalua, aurait feté aujourd’hui ses 87 ans.

A l’occasion du 50 è anniversaire de l’indépendance du Congo, je vous repropose le discours de l’ancien premier ministre congolais Patrice Emery Lumumba.

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Congolais et Congolaises,

Combattants de l’indépendance aujourd’hui victorieux,

Je vous salue au nom du gouvernement congolais,

A vous tous, mes amis, qui avez luttésans relâcheànos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960, une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos coeurs, une date dont vous enseignerez avec fiertéla signification àvos enfants, pour que ceux­ci, à leur tour, fassent connaîtreàleurs enfants l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté. Car cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a été conquise (applaudissements), une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, nos souffrances, ni notre sang. Cette lutte, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous­ mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin a l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force.  

Hommage aux combattants de la liberténationale!
Vive le Congo indépendant et souverain!

Arrestation et mort d'un Prophète LUMUMBA

Assassinat de Patrice Lumumba: vers un procès en Belgique?

Patrice Lumumba (D), le 30 juin 1960 à Leopoldville, aux côtés du vice-président du Sénat Joseph Okito, entourés de soldats.
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Patrice Lumumba (D), le 30 juin 1960 à Leopoldville, aux côtés du vice-président du Sénat Joseph Okito, entourés de soldats.
AFP PHOTO / STRINGER
Par Ursula Soares

La justice belge s’est déclarée compétente, mercredi 12 décembre, pour lancer une enquête sur l’assassinat, en janvier 1961, de Patrice Lumumba, premier chef du gouvernement du Congo-Kinshasa indépendant. Une commission d’enquête belge avait déjà conclu, en 2001, à la « responsabilité morale » de la Belgique dans cet assassinat. Cependant, les héritiers de l’ancien Premier ministre veulent aller plus loin et souhaiteraient que cette enquête puisse permettre de juger ceux qui ont été mêlés à l’opération.

 C’est un premier pas que vient de franchir la justice belge, 50 ans après les faits. Ce sombre épisode de l’histoire du Congo commence le jour de son indépendance. Le 30 juin 1960, Patrice Lumumba, alors premier chef du gouvernement, prononce un discours virulent contre la colonisation belge. « Nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire. Hommage aux combattants de la liberté nationale ! Vive l’indépendance et l’unité africaine ! Vive le Congo indépendant et souverain ! » avait-il déclaré lors d’un sévère réquisitoire devant le roi Baudouin de Belgique, lui-même.
 

 La rupture de Lumumba avec l’ancien colonisateur belge est claire. C’est à partir de ce discours, retransmis à la radio, que tout va s’accélérer. Des troubles anti-belges éclatent, poussant la Belgique à dépêcher des troupes dans différentes régions du Congo, notamment au Katanga qui décide de faire sécession, avec le soutien de la Belgique. Les semaines qui ont suivi le discours de Patrice Lumumba finissent aussi de convaincre les autorités belges qu’il faut écarter ce Premier ministre gênant.

Et c’est au moment où le bras de fer politique entre le président congolais, Joseph Kasa-Vubu, et le Premier ministre Patrice Lumumba bat son plein que Joseph Désiré Mobutu - chef d’état-major - prend le pouvoir. Peu de temps après, Lumumba est placé en résidence surveillée et coupé de sa base. Il réussit à s’échapper et essaye de déplacer ainsi ses activités vers Stanleyville (l’actuelle Kisangani) où l’attendent ses fervents partisans. Mais il est arrêté en cours de route. Il finit par être transféré à Elisabethville - l’actuelle Lubumbashi - dans la province du Katanga où une mort certaine l’attendait. C’est dans ce territoire sécessionniste contrôlé par Moïse Tschombe qu’il a été torturé et exécuté le 17 janvier 1961.

Qui a tué Lumumba ?

L’ombre de la CIA plane sur cet assassinat mais, depuis, la responsabilité de la Belgique a pu être démontrée. Responsabilité des politiques au sein du gouvernement belge de Gaston Eyskens mais aussi d’anciens policiers et fonctionnaires actifs, à l’époque des faits, et encore en vie, qui auraient également une responsabilité dans la mise en œuvre concrète de l’assassinat.

Dans son livre-enquête L’assassinat de Lumumba paru en 2000, le sociologue Ludo de Witte a décortiqué les responsabilités dans la mise à mort du Premier ministre congolais et démontre une implication claire des autorités belges de l’époque.

Invité de Christophe Boisbouvier sur RFI, vendredi 14 décembre, Ludo De Witte revient sur cet assassinat et sur la responsabilité des autorités belges.

Ludo De Witte

Sociologue

Dans l’administration, l’armée et l’économie katangaises, les Belges commandaient

Écouter (00:46).

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3/12/2012 par Christophe Boisbouvier

 L’enquête, que la justice belge s’apprête à lancer, fait suite à une plainte déposée par la famille du héros de l’indépendance congolaise. Les héritiers de Patrice Lumumba veulent que la Belgique aille donc au-delà de la responsabilité morale.

Joint par RFI, Roland Lumumba, l’un des enfants de Patrice Lumumba, qui dirige la fondation qui porte le nom de son père, considère cette décision de la Belgique comme étant une première victoire sur le chemin de la vérité. Selon lui, cette enquête doit permettre de punir la dizaine de Belges, encore vivants, qui serait impliquée dans ce crime mais également toute personne qui a été mêlée à cette histoire.

De son côté, Adolphe Muzito, ancien Premier ministre et membre du Parti lumumbiste unifié (PALU) se dit confiant en la justice belge et rappelle les dommages que cet assassinat a également causés à l’Etat et au peuple congolais, car Patrice Lumumba a été assassiné alors qu’il exerçait ses fonctions de Premier ministre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Che Guevara

 

Ernesto Che Guevara

        Ernesto Che Guevara

La jeunesse de Ernesto Guevara

1ère partie

Ernesto Rafael Guevara de la Serna est né le jeudi 14 juin 1928 à Rosario, Argentine. Il est le premier fils de l’architecte Ernesto Guevara Linch, de descendance espagnole et irlandaise de par sa mère, et de Celia de la Serna et de la Llosa, descendante d’une famille fortunée.


Le couple Guevara-de la Serna, s’est marié en 1927 puis s’en est allé vivre à Puerto Caraguatay, dans la province de Misiones, où ils ont une exploitation d’herbe à mate.
Ernesto ou "Teté", comme le surnommeront ses parents, a quatre frères et sœurs : Roberto, Celia, Ana María et Juan Martín.


Celia étant enceinte, ils décident de se rendre à Buenos Aires en bateau sur le río Paraná, pour que le bébé naisse en toute sécurité. Mais le 14 Juin 1928, le bateau doit faire une halte dans le port de Rosario, province de Santa Fe. L’accouchement de Celia se déroule plus tôt que prévu, et le bébé vient au monde dans la maternité de l’Hôpital Centenario. Ses parents le prénomment Ernesto Rafael.

A la fin de l’année 1929, la famille s’installe dans la rue Alem, quartier de San Isidro, à Buenos Aires. C’est là que naîtra le 31 décembre la sœur de Ernestito, Celia.
Le 2 Mai 1930, Ernesto qui n’a pas encore deux ans tombe malade. Il souffre de sa première crise d’asthme.

En 1931, la famille déménage dans un faubourg élégant de la capitale, rue Bustamente y Peña, où naîtra Roberto, le 18 Mai 1932.

En raison des problèmes de santé de Ernesto, la famille va changer plusieurs fois de résidence, jusqu’à ce qu’un médecin ne leur conseille de se rendre à Alta Gracia, dans la province de Córdoba. Le climat plus sec de cette région est favorable à Ernesto, et ils décident donc de louer une maison à Villa Carlos Pellegrini.
La maison de deux étages s’appelle "Villa Chiquita", et c’est là que va naître Ana María.

Les problèmes de santé de Ernesto conduisent sa mère Celia à se charger de son éducation primaire. Puis il suivra normalement les cours à l’école San Martín, puis au collège Manuel Solares.


En 1946, la famille déménage à Buenos Aires pour aller vivre dans un appartement de la grand-mère paternelle. Quand la grand-mère, Ana Isabel, tombe gravement malade, Ernesto la veille durant 17 jours, et à sa mort, il annonce qu’il étudiera la médecine au lieu des études d’ingénieur qu’il avait envisagé.
En Mars 1942 il commence ses études secondaires au Collège National Déan Funes, à Córdoba, à environ 45 kilomètres de Alta Gracia.
La famille Guevara-de la Serna va vivre à Alta Gracia jusqu’au début de 1943, année où Ernesto fait connaissance des frères Granado et Ferrer, avec lesquels il se liera d’amitié pour très longtemps.
Au cours de l’été, ils déménagent une fois encore pour habiter une maison dans la rue Chile à Córdoba. C’est au mois de Mai que naît Juan Martín.

Ernesto est jugé inapte pour le service militaire en raison de sa maladie.
En 1947 il commence ses études de médecine et montre peu d’intérêt envers la politique et les mouvements de protestations des étudiants, même si ses parents, et plus particulièrement sa mère, sont des militants anti-péronistes.
Mais à la fin de l’année il fait connaissance de Berta Gilda Infante, connue sous le nom de Tita. Elle est membre de la Jeunesse Communiste Argentine. Ils deviennent vites bons amis et Ernesto lit avec elle les textes marxistes et ils discutent de la réalité politique de l’époque.


Le 29 Décembre 1951, il part avec son ami Alberto Granados à travers le continent sud-américain. Mais la moto sur laquelle ils font le voyage, une Norton 500 c.c., les lâche et ils doivent travailler, soit comme assistant médecin ou effectuant des petits boulots, pour continuer leur périple.
C’est en Octobre 1950, qu’il décide de faire son premier voyage en Amérique Latine, en passant par le Chili, le Pérou et laColombie. Il est le spectateur attentif des problèmes sociaux des pauvres de ces pays, et cite dans ses notes la phrase de José Marti : "Je veux unir mon destin à celui des pauvres du monde".

Ernesto revient à Buenos Aires en Août 1952 pour poursuivre ses études de Médecine.
Il reçoit le titre de Docteur en Médecine et Chirurgie le 11 Avril 1953 à l’Université de Buenos Aires.

Le 7 Juillet 1953 il part une nouvelle fois en voyage à travers l’Amérique du Sud et Centrale. Il est accompagné par Carlos Ferrer "Calica". Il observe en Bolivie les changements sociaux apportés par le Mouvement Nationaliste Révolutionnaire arrivé au pouvoir. Puis ils visitent le Pérou, l’Equateur, lePanamá et le Costa Rica, où ils font la connaissance des cubains Calixto García et Severino Rosell, qui avaient participé à l’assaut du Cuartel Moncada. Ils poursuivent le voyage et visitent le Nicaragua, le Honduras et le Salvador, pour finalement arriver au Guatemala en 1953.

Au Guatemala, le Che poursuit sn éducation politique à travers l’amitié qu’il lie avec l’économiste et exilée péruvienne d’origine indienne, Hilda Gadea Ontalia, ancien membre du Parti Apriste (APRA, Alianza Popular Revolucionaria Americana). Il se lie d’amitié également avec un groupe de révolutionnaires cubains, qui le 26 Juillet 1953 prirent part à l’assaut du Cuartel Moncada. Parmi eux se trouve Nico López, qui baptisera Ernesto du surnom de « Che ».
Il se tient au courant auprès d’eux des actions entreprises et prend la ferme décision de poursuivre la lutte dès la libération de Fidel Castro et d’autres camarades. Ernesto Che Guevara se met en contact avec le Parti Guatémaltèque du Travail et officie comme médecin dans les syndicats. Il participe activement à la politique interne du pays pour la défense du gouvernement démocratique et révolutionnaire de Jacobo Arbenz. Mais après l’invasion organisée par la CIA, Arbenz tombe en Septembre 1954.

En tant qu’argentin et en raison de sa position en faveur du gouvernement de Arbenz, Ernesto Che Guevara ne peut rester plus longtemps au Guatemala, et après avoir demander asile auprès de l’Ambassade d’Argentine, le Che décide de se rendre à Mexico, où il travaillera comme photographe et à l’Hôpital Général. Un mois plus tard il est rejoint par Hilda Gadea et Nico López.


Ernesto Che Guevara : voir la 2ème partie

Che Guevara : Photos, discours, et documents.

Posters du Che Guevara

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Séjour à Cuba

ROSA PARKS

Nelson Mandela

Souvent hospitalisé «pour subir des examens»

Nelson Mandela à son domicile à Qunu, le 6 août 2012
 
Nelson Mandela à son domicile à Qunu, le 6 août 2012

 L’ex-président sud-africain Nelson Mandela, âgé de 94 ans, a été hospitalisé samedi pour subir une série d’examens, mais la présidence assure qu’il n’y a aucun motif d’inquiétude pour la santé du héros de la lutte contre l’apartheid. «Aujourd’hui, le 8 décembre 2012, l’ex-président Nelson Mandela a été hospitalisé à Pretoria pour subir des examens», a déclaré le cabinet du président Jacob Zuma dans un communiqué, ajoutant : il «va bien et il n’y a pas de raison de s’inquiéter». Mandela «va recevoir des soins médicaux de temps en temps, ce qui est cohérent avec son âge», ajoute la présidence dans son communiqué, qui n’a pas précisé dans quel établissement le prix Nobel de la Paix était hospitalisé, arguant du respect de sa vie privée. Une cheffe traditionnelle du village de Qunu, où vit Mandela, Nokwanele Balizulu, a raconté à l’AFP: «J’ai été appelée par la famille Mandela qui m’a dit que Tata (grand-père) n'était pas bien. Je me suis précipitée et j’ai vu qu’il n'était pas bien». Nelson Mandela vit désormais retiré dans son village d’enfance de Qunu, dans la province rurale du Cap oriental, à environ 900 kilomètres au sud de la capitale Pretoria. Sa dernière hospitalisation remonte à février dernier, suite à des douleurs abdominales. Nelson Mandela, président de 1994 à 1999, a passé 27 ans de sa vie en prison, pour avoir lutté contre le régime d’apartheid, qui instaurait une discrimination raciale en Afrique du Sud. Libéré en 1990, il était devenu quatre ans plus tard le premier président noir de son pays, après avoir obtenu en 1993 le prix Nobel de la paix, conjointement avec le dernier président de l’apartheid Frederick Willem de Klerk, pour avoir mené à bien les négociations vers la démocratie. Nelson Mandela n’est plus apparu en public depuis la finale de la Coupe du monde de football en 2010 dans son pays.

Canonisé de son vivant

Il reçoit de temps à autre d’illustres visiteurs, la dernière étant la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, invitée à déjeuner chez lui en août de cette année. Avec le temps, cette ancienne force de la nature, boxeur dans sa jeunesse et grand amateur de jolies femmes, est devenu un vieillard d’apparence fragile. Son entourage assure qu’il s’intéresse toujours à la vie de son pays et qu’il lit les journaux chaque jour, mais il n’est plus intervenu dans le débat public depuis plusieurs années. Régulièrement, les réseaux sociaux bruissent de rumeurs sur la dégradation de son état de santé, mais aucune confirmation officielle n’a jamais été apportée, et ses visiteurs décrivent un Mandela en bonne santé et présent dans la conversation. En mai 2012, la télévision nationale a montré de brèves images de lui recevant à son domicile une délégation de l’ANC, venue lui remettre une flamme commémorative du centenaire du parti au pouvoir, qu’il a longtemps présidé. La dernière alerte sérieuse pour sa santé remonte à janvier 2011, lorsqu’il avait été hospitalisé pour une infection respiratoire aiguë, liée à une tuberculose contractée lors de son emprisonnement au bagne de Robben Island (sud-ouest), où il a passé 18 de ses 27 années de geôle. L’Afrique du Sud avait alors été comme saisie de panique, découvrant soudain que l’icône nationale, objet d’un véritable culte dans son pays, n'était pas immortel. Sans l’avoir jamais souhaité, Mandela est déjà canonisé de son vivant. Des avenues portent son nom dans tout le pays, et l’agglomération englobant Port Elizabeth (sud) s’appelle Nelson Mandela Bay. Les livres, tee-shirts et objets en tout genre à son effigie alimentent un commerce fructueux. Une fois par an, l’Afrique du Sud célèbre le «Mandela Day», journée très officiellement reconnue par l’Onu: les Sud-Africains sont appelés à consacrer 67 minutes de leur temps à aider leurs semblables en hommage aux valeurs qu’il défendait. Une référence aux 67 années qu’il a dédiées à son combat politique... 

MUDCLO LE MOTEUR DE RECHERCHE « MADE IN GHANA » QUI DÉFIE GOOGLE

Par Olivier Clyfte

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Le continent africain n’en finit pas sa ruée vers l’or. De plus en plus, de nombreux entrepreneurs du continent noir émergent et semblent déterminés à hisser haut l’Afrique, lui permettant ainsi de concurrencer les Grandes Puissances de ce monde. C’est en tout cas le projet de Mudclo, un moteur de recherche « Made in Ghana » et l’œuvre d’un jeune entrepreneur de 19 ans… seulement !

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Mudclo, un moteur de recherche en provenance du Ghana, qui espère dans les toutes prochaines années pouvoir concurrencer le géant YouTube. Pour certains pessimistes, cela peut sembler irréalisable, surtout lorsqu’on assimile à une telle tentative le continent Africain. Mais, on n’en a cure de telles appréhensions. Mudclo est l’œuvre d’un jeune étudiant en Sociologie à l’Université du Ghana, Gabriel Opare . Bien que cela puisse paraître invraisemblable, le jeune sociologue de 19ans, en est bel et bien le concepteur. Preuve que l’esprit d’entreprenariat est présent chez bon nombres de jeunes gens sur le continent, mais également que la technologie n’est pas l’apanage des cracks de l’informatique. Avec un peu de volonté on peut bien faire de grandes choses.

 

Mudclo en concurrent proclamé de YouTube

Le nouveau moteur de recherche Mudclo, entend bien évidemment se déployer et gagner le plus grand nombre de souscripteurs possibles. Grâce à Mudclo, le jeune étudiant veut défier Youtube. En effet, Mudclo a pour but de rechercher et transmettre des vidéos depuis différents endroits sur la Toile tout en étant à un seul endroit. Il, Mudclo, propose dans ses services les publicités, les vidéos musicales et les contenus amateurs. Il espère faire mieux que YouTube notamment avec un service gratuit pour les vidéos.
« Je crois que mon entreprise est assez bonne et qu’elle peut s’élargir globalement. YouTube est un site Web d’hébergement vidéo, alors que Mudclo combine le pouvoir de YouTube et de deux autres sites d’hébergement vidéo », a déclaré Gabriel.
En s’inspirant d’autres jeunes entrepreneurs, le jeune Gabriel Opare, mesure l’importance du travail qu’il devra abattre pour atteindre ses objectifs, et compte bien évidemment sur l’accompagnement des pouvoirs publics et autres mécènes, qui paraissent souvent absents ou hésitants dans ce genre de cas.
Mudclo a déjà attiré l’attention de plusieurs grandes entreprises mondiales, y compris des sites d’hébergement vidéo plus établis, bien qu’il y ait encore du travail à faire pour améliorer les fonctionnalités et l’interface qu’il offre aux utilisateurs.

Face à cette détermination affichée, on ne peut que souhaiter des lendemains radieux pour cette jeune start-up africaine. En interpellant à notre tour, les pouvoirs publics pour un accompagnement dans cette aventure qui ne fera que redorer l’image de l’Afrique. Il est grand temps que l’Afrique regagne sa place dans ce monde où elle a tant été spoliée et pillée de toute part.

NegroNews


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Date de dernière mise à jour : 2017-08-08