Le Cameroun en Musique

Can 2019 le cameroun enregistre des retards dans les realisation des infrastructures 3872 actu

CAN 2019 retirée au Cameroun : « La messe était dite il y a bien longtemps » _ Par Elisabeth Koagne

« La honte ! », « Le Cameroun ne mérite pas ça », « Les responsables doivent rendre gorge »… À Yaoundé, au lendemain de l'annonce du retrait de la CAN 2019 au Cameroun, la triste nouvelle fait des gorges chaudes. Les gens ne comprennent pas comment le pays des Lions indomptables – nom de baptême de la sélection nationale senior –, cinq fois champions d'Afrique, premier pays du continent à atteindre les quarts de finale de Coupe du monde en 1990, ne peut accueillir une Coupe d'Afrique des nations. Dans les rues de Yaoundé, le débat s'est vite politisé et personne ne se cache pour pointer du doigt de premiers « responsables » du « drame ». Parmi les noms qui reviennent, il y a bien celui de Paul Biya, le président de la République, lui qui a fait de la CAN 2019 un élément majeur de sa dernière campagne à l'élection présidentielle du 7 octobre dernier, mais aussi le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, qui avait la responsabilité d'octroyer les marchés de la construction d'infrastructures devant accueillir la compétition.

Sans surprise pour la presse

« Lorsqu'il fallait octroyer les marchés publics de construction des travaux infrastructures, les uns et les autres recherchaient leur part sur les budgets. Et voilà le pays de Roger Milla, Samuel Eto'o humilié aux yeux du monde », rumine un journaliste sportif. Dans un café de Yaoundé, ils sont trois responsables de la presse nationale à commenter cette actualité, comme tous les Camerounais d'ailleurs. « Quand un pays est sous pilotage automatique, on ne peut que vivre des scènes pareilles. Comment, en quatre ans, nous n'avons pas pu construire et réhabiliter les infrastructures nécessaires ? » s'interroge l'un d'eux. « À la lecture des propos tenus par Ahmad Ahmad après l'audience que Paul Biya lui a accordée il y a quelques semaines à Yaoundé, j'ai eu comme l'impression que quelque chose se tramait. C'est pourquoi nous avions titré : Session de rattrapage en cas d'échec en 2019. Les faits semblent nous avoir donné raison », commente Georges Alain Boyomo, directeur de publication du quotidien privéMutations, pour qui la messe était dite il y a bien longtemps.

Délire sur la Toile

C'est sur les réseaux sociaux que le sujet fait couler beaucoup plus d'encre. « Quelle déception ! » lance Cabral Libii, candidat à la présidentielle d'octobre 2018, sur sa page Facebook. Avant d'ajouter : « Je suis déçu de l'incompétence de ceux qui nous dirigent. Ceux-ci sont incapables d'organiser, plus de quarante années après, une compétition de football. » Pour rappel, le Cameroun a accueilli sa première et dernière CAN en 1972. Comme Cabral Libii, de nombreux Camerounais ont exprimé leur mécontentement. L'ancienne gloire du football Patrick Mboma a déclaré : « Je me sens abattu, je suis en colère et à la fois... honteux ! » « Notre honneur est bafoué, notre fierté vendue par des dirigeants qui n'ont pour seuls maîtres que l'argent et la prédation », a déclaré Jean Lambert Nang, journaliste commentateur sportif. Et d'accuser : « Ils (les ministres, NDLR) sont incapables de dire la vérité au président de la République parce que leurs ambitions est de durer au pouvoir et de durer encore. »

Une injustice, selon le gouvernement

Samedi 1er décembre 2018, face à la presse, le ministre de la Communication a réagi à l'annonce du retrait de la CAN au Cameroun la veille. Issa Tchiroma Bakary, qui rapportait la réaction de l'État du Cameroun, a pris acte de la décision du comité exécutif de la CAF, qualifiant d'injuste l'annonce du retrait de cette compétition continentale au pays des Lions indomptables. Pour lui, le gouvernement a pris connaissance de cette décision avec consternation. « Cette décision, étonnante à plus d'un titre, ne rend assurément pas justice aux investissements colossaux consentis par notre pays et qui se traduisent aujourd'hui par de belles infrastructures modernes visibles de tous », a déclaré le Mincom, au cours d'une déclaration à la presse dans l'immeuble abritant ses services.

« Que les chantiers se poursuivent... »

C'est le dénominateur commun de toutes les discussions autour de cette annonce à Yaoundé : « Que les chantiers se poursuivent... » Les Camerounais espèrent qu'au regard des moyens consentis aux infrastructures devant accueillir la CAN les chantiers pourront se poursuivre. « Le Cameroun le prouvera à la face du monde en poursuivant avec la même détermination la construction de ces belles infrastructures qui appartiennent au peuple camerounais et en les achevant à bonne date, ainsi que s'y est engagé le chef de l'État », a indiqué Issa Tchiroma Bakary. « Nous n'étions vraiment pas prêts », a lancé Richard T, haut cadre de l'administration. « Nous devrions, au lieu de nous attarder à contre-attaquer, comme j'entends là, nous mettre au travail », ajoute-t-il. En attendant, le Cameroun est dans l'expectative. Même si beaucoup sont sceptiques quant à la sérénité sur les chantiers après ce « revers ».

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La Musique Camerounaise est à l’image du Cameroon

La Musique Camerounaise est à l’image du Cameroun, tout un continent dans une même nation (avec toutes les couleurs aux mélanges africains). 250 ethnies venues de toute l’Afrique peuplent le Cameroun, chacune avec plus ou moins sa propre musique.  Comme langues, on trouve le Douala, l'Ewodi, le yabassi, le Tikar, le Ngoumba, l'Abo, le Bamoun, l'Ewondo, le Bassa, le Bakweri, le Boulu, le Peul, le Haoussa, le Pygmée, le Bamiléké et bien d'autres, composées de plusieurs sous ensemble ... Voilà la musique camerounaise, celle qui part du folklore traditionnel au Bikutsi, Makossa, benskin ... Ci-contre : Mama Anne Marie Nzié et Annie Anzouer

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la Voix d'Or du Cameroun, est toujours au sommet des voix camerounaises. Elle demeure une légende vivante de la musique africaine. Après plus d'un demi-siècle de carrière, elle n'a perdu aucun grain de sa voix et de sa superbe énergie...

Manu Dibango

K tino

K-Tino est une chanteuse de Bikutsi. Très populaire surnommée "la femme du peuple" chante en ewondo et en français.

Zanzibar Epémé, guitariste du groupe "Les têtes brûlées" sera son mentor spirituel à ses débuts. À la fin des années 1980, elle prend le micro au cabaret "Escalier bar" du quartier Nlongkak de Yaoundé. Elle chantera pendant quelques mois avec "Les zombis de la capitale" jusqu'en 1991. Connue au début en tant que Catino, elle prendra ensuite le nom de K-Tino et sortira son premier album Ascenseur.

Albums

  • Ascenseur (1991, Chalet Productions Vol.1)
  • Thermomètre (1993)
  • Casse Bambou (1995)
  • La Petite Adada (1998)
  • Viagra - Baisse-toi (2000, JPN Paris)
  • Ekobo (2000)
  • Egalité Oblige (2000)
  • Action 69 (2001, Nkulnnam NKL18)

Né à Douala (Cameroun) dans un milieu protestant, il débarque à Saint-Calais (Sarthe) pour poursuivre ses études avec seulement 3 kilos de café pour les payer. Ensuite étudiant à Chartres, puis à Château-Thierry au début des années 1950, il y découvre le jazz et y apprend le piano ; mais c'est à Reims où il prépare le baccalauréat qu'il s'initie au saxophone et commence à se produire dans les boîtes au grand dam de son père qui lui coupe les vivres en 1956.
Différents contrats le mènent à Bruxelles où il rencontre Coco, sa femme et mère de sa fille Georgia, Anvers et Charleroi où son jazz s'africanise au contact du milieu congolais dans l'ambiance de l'accession du Congo belge à l'indépendance en 1960. Grand Kalle l'engage dans son orchestre et ils enregistrent plusieurs disques qui remportent le succès en Afrique et les amènent à Léopoldville où Manu lance le twist en 1962. En revanche, le retour au Cameroun en 1963 est difficile et il regagne la France.

En 1967, Manu Dibango trône à la tête de son premier Big Band. Il crée et développe son style musical novateur et urbain pour une série d’émissions télévisées, "Pulsations" à la demande de Gésip Légitimus, producteur TV. Ainsi, il fut mis en relation avec Dick Rivers et nino ferrer, vedettes de l'époque ayant aussi participé aux émissions de Gésip Légitimus, qui l'engagent successivement.
En 1969, il enregistre des compositions personnelles qui lui font renouer avec le succès africain. En 1972, la face B d'un 45 tours, Soul Makossa (notamment samplé sur Wanna Be Starting Something de Michael Jackson et Please don't stop the music de Rihanna...
Dans les années 1980, il accompagne notamment Serge Gainsbourg...
    

 

1971 : Manu Dibango
1972 : O Boso
1972 : Soul Makossa
1973 : Makossa Man
1973 : Africadelic (AMI Records)
1974 : Super Kumba
1976 : Manu 76
1977 : L'Herbe Sauvage
1977 : Ceddo
1977 : Le prix de la liberté
1978 : Afrovision
1979 : Gone Clear
1981 : Ambassador
1982 : Waka Juju
1983 : Soft & Sweet
1984 : Surtension
1985 : Tam Tam pour l'Éthiopie
1985 : Electric Africa
1986 : Afrijazzy
1987 : A la Jamaïque
1987 : Seventie's
1988 : La fête à Manu
1989 : Négropolitaines vol. 1
1990 : Polysonic
1991 : Makossa Man
1991 : Live 91
1992 : Négropolitaines vol. 2
1992 : Autoportrait
1994 : Wakafrika
1994 : Lamastabastani
1996 : Live 96, Papa Groove
1996 : Sax & Spirituals / Lamastabastani
1997 : African Soul - The Very Best Of
1998 : CubAfrica (avec Cuarteto Patria)
1998 : Manu safari
2000 : Mboa' Su / Kamer feeling
2001 : Kamer feeling
2002 : B Sides
2003 : Africadelic
2004 : Voyage anthologique
2005 : Kirikou et les bêtes sauvages
2007 : Manu Dibango joue Sidney Bechet
2011 : Ballad Emotion
2011 : Past Present Future

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NKODO SITONY 2

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Le Bikutsi (parfois appelé Tipi) est à la fois une musique et une danse semi-traditionnelle du Cameroun, qui tire ses origines dans les provinces du Centre et du Sud. Le bikutsi est un rythme à 6/8 pratiqué traditionnellement au Cameroun et dans plusieurs pays d’Afrique Centrale. Ce rythme a plusieurs variétés que l’on retrouve aux Comores, Madagascar, Ile de la Réunion... Sous  diverses appellations. À l’origine, cette musique était destinée à guérir les maux, calmer la douleur de la perte d’un être cher et / ou soulager la souffrance. Aujourd’hui encore, ce rituel est exécuté par les femmes (assises sur de minuscules tabourets chantant et frappant de petits hochets ou des bambous coupés en deux dans le sens de la longueur) ... Mais, les temps changent et les hommes se sont réveillés... Ici, nous vous proposons l’un des rois du Bikutsi _ NKODO SITONY

 

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Successivement danseuse, mannequin, puis chanteuse, la Camerounaise Chantal Ayissi n'a jamais quitté le milieu artistique. Toute sa famille vit dans cet univers. Son père, sa mère, son frère Iman Ayissi, lui aussi mannequin et styliste. La musique rythme sa vie. Après une période de maternité, elle renaît par un nouvel album, rythmé et plein de vitalité. La chanteuse explore les rythmes de son pays : makossa, bikutsi, assiko, mangabeu. Elle s'emploie à démontrer que la musique camerounaise est plurielle.
Aux Etats-Unis, au Canada, en Guadeloupe et en Martinique, en Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Suisse, en Irlande, aux Pays-Bas, en Grande Bretagne, mais aussi au Bénin, au Cameroun… partout où elle s’est produite en spectacle ces trente derniers mois, la grande communauté mondiale des fans de Chantal est unanime à affirmer qu’au-delà de la maturité artistique, il y a ce brin de folie qui fait la marque de fabrique des grandes stars.

Tala André Marie

Anne Marie Nzié

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Date de dernière mise à jour : 2018-12-06